Newsletter Nous Contacter

Recherchez
Office du tourisme
Marchés publics
Médiathèque
TV Saletio
image header
Vous êtes ici : Accueil > Seltz > Notre ville > Historique

La période contemporaine

En 1797 : Après les victoires de Napoléon en Italie du Nord et le pillage de l’ambassade à Vienne, le congrès de Rastatt, dont la première session  a lieu le 10 septembre 1797, doit fixer les frontières au Rhin et réparer l’outrage fait à l’ambassade.
La plupart des sessions ont lieu à Seltz sous la présidence d’un des directeurs du directoire, François de Neufchâteau.
Le congrès se termine sans grand résultat politique mais par le massacre de Bonnier et de Claude Roberjot, deux des représentants français à cette assemblée.
               
9 janvier 1803 Napoléon Bonaparte convoque à Seltz l’assemblée du Canton. Le document relatant cette cérémonie est conservé, bien sûr avec soins, dans les archives municipales.

Le XIX siècle est le siècle des grands travaux, en particulier la correction du Rhin qui s’est déroulé à partir 1840 jusque vers 1970 pour le principal.

Nota : jusque vers 1840, les limites France –Allemagne sont délimitées par le cours naturel du Rhin dont les méandres se déplaçaient et nécessitaient des modifications constantes.
En 1840, on définit des repères fixes à l’aide de bornes qui permettent de figer les limites qui resteront jusqu‘à la fin de la rectification du fleuve.
Après le rétablissement de la frontière du Rhin en 1918, c’est le fleuve rectifié qui redéfinit la  frontière.
Les terrains chevauchant celle-ci seront annexés par les pays respectifs.

1806 : les victoires de Napoléon précipitent la fin du St Empire Romain Germanique. C’est aussi la fin  des discussions sur les frontières franco-germaniques

1827 : après des palabres juridiques ayant duré 30 ans, un verdict attribue aux Hospices Civils de Strasbourg les biens ayant appartenus à Seltz –abbaye, la ville ne conservant que ses biens propres. C’est la récompense promise par Louis XIV aux jésuites d’avoir ramené la population de Seltz au catholicisme.

1870, annexion de l’Alsace au Reich allemand après la défaite de Sedan. Il en résultat de nombreux flux migratoires : environ 500 000 Alsaciens (sur un total de 1 800 000) ont quittés la région jusqu’en 1914 pour d’autres régions françaises. Parallèlement, il y eut un fort transfert de population de l’Allemagne vers l’Alsace.
Complètement intégré au « Reichsland », notre région bénéficia par la suite d’une certaine autonomie. Les habitants ont profité des nombreuses avancées sociales du IIème Reich que les Français de « l’intérieur » ne connaitront que 40 ans plus tard.
La ligne de chemin de fer Strasbourg –Lauterbourg a été achevée en 1876

1914-1918 quatre années de combats meurtriers. 60 habitants de notre cité qui incorporés dans l’armée allemande ont trouvé la mort de ce sanglant conflit.
La réintégration dans la République Française fut douloureuse

Nota : De nombreux mouvements de population sont constatés : essentiellement des départs d’allemands vers l’Allemagne qui était souvent des expulsions précédés de pillages, le tout sous l’approbation des autorités françaises. On estime à 200 000 le nombre d’Allemands expulsés, dont la moitié reviendra grâce à la pression exercée par les Etats-Unis.
L’administration exigea une francisation brutale de toute la population sans tenir compte de la réalité ambiante et on fit appel à des enseignants de « l’intérieur » n’ayant aucune notion ni de l’Alsace, ni de l’alsacien.
De même, l’état voulut imposer rapidement la laïcité française (loi de 1905) qui heurta profondément la mentalité alsacienne qui résista énergiquement. Les gouvernements qui se sont succédés finirent par faire preuve de plus de sagesse et calmeront la situation.

3 septembre 1939  La France et le Royaume Uni déclarent la guerre à l’Allemagne d’Hitler qui vient d’envahir la Pologne. Cela entraîna l’évacuation de tous les habitants de notre cité vers la Haute-Vienne à l’instar de la population frontalière.
Sur le terrain, les alliés ne bougent pas, laissant les nazis achever leur sinistre besogne

Le 10 mai 1940, c’est l’envahissement éclair de la France ; le 22 juin, Pétain signe l’acte de reddition d’une France vaincue.
L’église de Seltz est démolie par un obus, à l’exception du chœur.
La  plupart des Seltzois évacués décidèrent de revenir, mais ce fut le retour dans une Alsace sous le joug nazi. Se succèdent alors des années de souffrances, de drames et de peur jusqu’à la libération. La plupart des hommes, en âge de porter les armes, n’avaient alors comme choix que de servir sous l’uniforme d’un régime honni ou de déserter en faisant courir d’énormes risques aux proches restées sur place.

La libération n’a eu lieu que le 19 mars 1945, 4 mois après Strasbourg, et après un hiver terrible et des combats acharnés en particulier à Hatten. Les derniers jours de guerre ont laissé un lourd tribut humain et causés  de gros dégâts dans notre cité.
La dernière guerre a entraîné la mort de 73 citoyens seltzois, parmi lesquels 50 étaient des incorporés de force dans l’armée allemande pour servir, pour la plupart, sur le front russe.

Un petit rayon de soleil dans le ciel noir : Il était deux frères nés à Seltz ; le cadet s’appelait Charles et l’aîné se prénommait Henri. Nous sommes en mai 1944, les murs de l’édifice du III Reich qui paraissaient si solides commencent à se lézarder ….
Charles, incorporé de force dans la Wehrmacht se trouvait en Italie pour s’opposer aux troupes américaines et alliées qui avaient débarquées dans la péninsule depuis septembre 1943. Les alliés avaient lancé une grande offensive près de Cassino. Complètement épuisé par la durée et l’âpreté des combats Charles s’est assoupi un instant et, à son réveil, s’est retrouvé découvert par une demi douzaine de fantassins français en file indienne. Il courut vers eux les mains en l’air en criant « Ne tirez pas, je suis Français !»  Mais l’homme de tête lui avait déjà lancé une grenade. Charles, qui a eut le réflexe de se jeter à terre, réussit à éviter le pire, mais fût néanmoins blessé.
Lorsqu’il rouvrit les yeux, des soldats au teint basané l’entouraient et le menaçaient de leur baïonnette ; il s’agissait de tirailleurs marocains avec lesquels la communication était impossible à établir ! Heureusement, un gradé est intervenu pour faire évacuer Charles dans l’hôpital de campagne d’Acerra.

Henri, était militaire de carrière et avait déjà atteint le grade de capitaine à cette époque et  commandait un escadron du  3ème Régiment de Spahis algériens. Comme son frère, il était censé servir sous l’uniforme nazi, mais suite à une hospitalisation à Lyon, il réussit à s’enfuir pour rejoindre, via l’Espagne, son régiment à Batna en Algérie. Henri,  ou plutôt « François » qui était devenu son nom d’emprunt, avait débarqué en décembre 43 dans la région de Naples.
Le capitaine François qui attendait le signal pour lancer une vaste offensive à l’ouest de Cassino reçu le 14 mai 44 ce message totalement inattendu : « Pouvez-vous venir ? Votre frère est ici, prisonnier ». Il y avait plus de quatre années qu’ils ne s’étaient pas revus, Il sauta immédiatement dans sa jeep…

Charles, à travers la fenêtre de l’hôpital, vit arriver une jeep couverte de poussière. Il ne reconnut son frère qu’à sa manière de réajuster sa tenue et de nettoyer ses lunettes. Il dévala l’escalier aussi rapidement que lui permettait sa blessure et cria « Henri ! ». Son frère allait passer à coté de lui sans le reconnaître ! En se retournant Henri le reconnut enfin et s’exclama : « Mon Dieu, c’est donc vrai ! »
Ainsi on put voir cette image insolite d’un officier français tombant dans les bras d’un soldat en uniforme allemand devant des passants médusés…

Tout le drame des « Malgré-nous » est résumé dans cette image

Henri Spangenberger connut une brillante carrière militaire puisqu’il atteint le grade de Général de Brigade et fut élevé au rang de commandeur de la Légion d’honneur. Il a aussi connu la joie insigne de participer à la libération de sa ville natale des envahisseurs le 19 mars 1945. Seltz a donné son nom à une rue et à une place, honneurs qui lui sont  très largement dus. Il est décédé le 28 mars 1993 en Vendée.

Charles Spangenberger, à sa sortie de l’hôpital, profita, comme il avait déjà essayé sans succès auparavant, de déserter de la Wehrmacht et s’engagea dans l’armée française. Après la guerre, il fonda sa famille à Seltz où il bénéficie d’une retraite active et bien méritée.

L’évolution de la construction européenne est généralement appréciée dans cette contrée traumatisée par les changements successifs de patries et de régimes. Avec le développement du travail frontalier, la traversée des frontières est devenue un acte banal depuis de très longues années. La simplification des formalités et l’adoption de la monnaie commune sont devenues une chose naturelle que personne n’imagine pouvoir être remise en cause. Les difficultés dans lesquelles se débat l’Europe actuellement provoquent inquiétude et incompréhension. Les frontaliers que nous sommes, n’envisagent pas, sans réelle angoisse, l’éventualité d’un retour aux frontières entre la France et l’Allemagne. Ce serait une régression absolument monstrueuse.
Nous ne pouvons que faire confiance à la sagesse de nos dirigeants pour l’éviter.

« Retour

Historique

Newsletter

Tenez-vous informé des dernières actualités de la ville. Inscrivez-vous à notre newsletter!

S'inscrire

Nous contacter

Mairie de Seltz

10 place de la mairie
67470 SELTZ
Tél. : 03.88.05.59.05
Fax : 03.88.86.13.50

Office du tourisme

Trouvez toutes les informations utiles pour organiser votre séjour ou vos sorties à Seltz.
 Visitez le site

TV Saletio

TV Saletio est une télévision locale créée en février 2011 à l'initiative de la ville de Seltz.
 Visitez le site

Campings de Seltz

Profitez du calme en pleine nature dans le proche voisinage du Rhin.
 Visitez le site